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  • Nicolas Drouet

Le vrai impact des emails dans un monde post-covid

Nous sommes confinés depuis 2 mois. Moins de pollution en ville, moins de circulation, des dauphins reviennent même à Venise... Mais nous sommes très loin d'avoir résolu le problème de réchauffement climatique :-( Le confinement est peut-être le meilleur moyen de prendre conscience du monde qui nous entoure, et qui nous manque cruellement.

En contrepartie, le télétravail explose, Netflix tourne en boucle sur nos écrans 4K et les applications cartonnent sur nos smartphones. Nous avons remplacé une pollution par une autre, digitale et invisible 🔥. Chez Greenet.io, nous avons décidé de combattre cette pollution et de nous concentrer dans un premier temps sur les emails. Pourquoi commencer par les emails ? Nous avons tous un email, voire plusieurs (pro ou perso).

Il y a quasiment 4 Milliards de comptes emails dans le monde. De plus, l'email restera selon les études comme le moyen de communication préféré des marques dans les 10 prochaines années. L'email pollue beaucoup moins que la vidéo ou que la production du smartphone. Mais ce média est le plus utilisé dans les entreprises, en particulier dans les grands groupes (100 à 200 emails reçus par jour pour certains).

Comprendre l'impact d'un email n'est finalement pas si simple que cela. En creusant le sujet, vous trouverez plusieurs études qui peuvent paraître contradictoires. Selon l'ADEME, un email moyen "pèse" 10g de CO2. Selon le Shift Project, l'impact serait de 0.03g. -> Qu'en est-il vraiment ? Voici quelques clés de compréhension. Pour commencer, il faut rappeler que la production d’un smartphone engendre des émissions 400 fois plus lourdes que son usage. Pour mesurer l'impact d'un email, il faut alors comprendre le contexte de ce que nous mesurons. Il ne faut pas dire "un email moyen pèse x grammes de CO2", mais " l'action d'envoyer un email de 1Mo à 1 destinataire depuis un ordinateur en France connecté en ethernet est ..". L'impact énergétique de cette action dépend de multiples facteurs : - le périmètre mesuré (l'envoi d'email uniquement ? ou inclut-on une partie de la production de l'ordinateur) - le device utilisé (laptop, smartphone)

- le réseau utilisé (filaire/ethernet, wifi, 4G, 5G..)

- la taille de l'email (texte et pièces jointes) - le nombre de destinataires (envoyer à 10 destinataires revient à multiplier par 4 l'impact)


Pour le Shift project, l'impact énergétique d'envoi d'un email de 1Mo à 1 destinataire depuis un laptop en filaire est de 1 Wh.

Pour donner un peu de perspective à ces chiffres : - 1 Wh, c'est l'équivalent d'une ampoule LED standard 20W allumé pendant 3minutes - une photo prise sur votre smartphone fait 3 ou 4 Mo Si on considère l'envoi d'un email, l'impact énergétique est faible (1Wh). Que dire de l'envoi (et la réception) de dizaines voire centaines d'emails par jour ? Et que dire de l'impact dans une entreprise de centaines voire milliers de salariés ? On est loin des petits ruisseaux qui font les grandes rivières ... mais plutôt dans un océan de pollution digitale 💥

Enfin, l'impact CO2 dépend fortement du pays ou vous vous situez. 1Wh ne "coûte" pas autant pour l'environnement en France ou en Chine. En effet, en fonction de l'origine de l'énergie fournie localement, le CO2 émis au Wh varie de 1 à 20 (on appelle ce coefficient le "facteur d'intensité carbone") : - en France, 1 Wh a un impact équivalent à 0,035g (le nucléaire émet très peu de CO2) - en Chine, ce même Wh a un impact de 0,68g (impacts des centrales à charbons) Donc pour le shift project, l'envoi de notre email a un impact de 0,03g CO2 dans ce cas précis (multipliez par 20, 50 ou 100 en faisant varier les critères). L'ADEME inclut une quote part de fabrication du device dans son calcul, d'ou les 10g annoncés. L'important est de comprendre ce qu'on mesure et en tirer les bonnes conclusions. Si vous prenez 10g/email comme référence (Ademe), vous regarderez surtout l'impact crée par la fabrication du device. Vous en tirerez des conclusions pour optimiser le parc d'équipements, ralentir le renouvellement des machines, acheter du matériel reconditionné... Si vous regardez plus finement l'impact au niveau de l'email (Shift project), vous essaierez d'avoir un usage plus responsable et vertueux à chaque email. Comme souvent, la bonne approche est de cumuler les deux (le fameux "top-down" et "bottom up"). Vous êtes intéressés par le sujet et souhaitez aller plus loin ? Demandez une démo de notre outil de mesure de l'impact des emails et étudions ensemble comment réduire l'empreinte environnementale du digital dans votre entreprise. Cliquez ici pour demandez une démo

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